samedi 28 mai 2011

F1 2011 - Monaco - Qualifications en live

Les qualifs en Live sur Fan-F1.com
TF1 ayant décidé de ne plus diffuser la séance de qualifications, Fan-F1.com et ses partenaires vous proposent de vivre en direct, à partir de 14h00, la sixième séance de qualification de la saison, à Monaco.

Vous y retrouverez les commentaires de la rédaction et pourrez même interagir avec quelques un de nos rédacteurs en leur posant vos questions auxquelles ils essayeront de répondre mais aussi en partageant vos propres réactions.

N'hésitez pas à nous rejoindre et à poser vos questions en direct. Ce live sera interactif et proposera même des sondages afin d'établir votre position sur les sujets en question.

Rendez-vous un peu avant 14h00 sur Fan-F1.com pour vivre cette séance qualificative qui sera importante pour la suite du week-end en Principauté.

jeudi 26 mai 2011

Au pied du Rocher

6 victoires et 5 poles pour Magic Senna!
De tous les Grands Prix inscrits au calendrier du championnat du monde, il y en a un qui fait plus rêver les pilotes que n'importe quel autre. Une course mythique que tous souhaitent, un jour, remporter: Monaco.

L'épreuve monégasque compte quelques uns des plus grands champions de la F1 à son palmarès. Parmi ces pilotes, c'est Ayrton Senna qui s'est le plus souvent illustré sur le tortueux tracé urbain, avec 6 succès dont 5 consécutifs.

S'il est celui qui s'est imposé le plus grand nombre de fois à Monaco, le Brésilien ne possède pas le record de participation. Ce mérite revient à Graham Hill avec 17 Grands Prix disputés.  En 17 départs, Hill s'est imposé à 5 reprises dans les rues de Monaco. L'Anglais avait fait de la Principauté son jardin. En 63, il signe sa première victoire monégasque profitant des soucis de Jim Clark qui, après avoir signé la pole, menait la course jusqu'au 78ème passage (sur 100). Jim Clark qui fait partie de ces grands pilotes qui ne se sont jamais imposé à Monaco. Cette victoire de Hill sera la seule d'une saison dominée par...Clark qui sera d'ailleurs sacré champion du monde cette année-là.

Pourtant, l'Ecossais était bien parti pour remporter l'édition 64 mais, une nouvelle-fois, la mécanique en décida autrement. Tout profit pour Graham Hill qui s'impose pour la deuxième fois consécutive. En 65, Lotus absente (l'équipe participait aux 500 miles d'Indianapolis), Hill s'octroie la pole et fait cavalier seul une bonne partie de la course. Retombé à la 5ème place suite à un incident avec un retardataire, l'Anglais effectue une remontée d'anthologie pour repasser, un à un, ses adversaire et s'imposer sous le drapeau à damiers.

L'édition 66 est remportée par Jackie Stewart, qui s'imposera à 3 reprises en Principauté (66-71-73), et il faut attendre la saison 68 pour revoir Graham Hill monter sur la plus haute marche du podium à Monaco. Faisant désormais partie d'une écurie Lotus meurtrie par le décès de Jim Clark quelques semaines auparavant, Hill domine l'épreuve réduite à 5 concurrents (sur 16) après seulement 17 tours sur 78. Le père de Damon, s'imposera une dernière fois en 69 au volant d'une Lotus 49. Hill, qui après avoir débuté sa carrière en F1 au pied du Rocher en 1958, boucla la boucle en 1975 en décidant de se retirer après une non-qualification au volant de sa Hill GH1.

Il faudra attendre les années 80 avant de revoir des pilotes dominer l'épreuve monégasque de cette façon. Le duo Prost-Senna se partageant les lauriers entre 84 et 93. S'élançant depuis la pole position, Alain Prost se fait surprendre par Nigel Mansell au départ. Mais sous la pluie, l'Anglais sera contraint à l'abandon après avoir glissé sur une plaque d'égout au 11ème passage. En fin d'épreuve, le pilote McLaren voit la Toleman de Senna revenir comme un boulet de canon dans ses rétros. La pluie rendant les conditions de piste particulièrement précaires, la direction de course décide de stopper au Grand Prix. Prost s'impose donc pour la première fois en Principauté devant un Senna particulièrement déçu.

L'année suivante, qualifié seulement en cinquième position au terme des qualifications, Prost profite des ennuis de ses adversaires pour remporter le Grand Prix de Monaco pour la deuxième fois consécutive. Le Français dominera l'édition 86 de la tête et des épaules. Partit depuis la première place sur la grille, Prost ne quittera jamais le commandement de la course et s'impose devant Ayrton Senna.

Senna qui signera son premier succès au pied du Rocher lors de l'édition 87. Deuxième derrière la Williams de Mansell, le Brésilien profite de l'abandon de ce dernier à mi-parcours pour coiffer ses premiers lauriers dans les rues de la Principauté. Après avoir laissé filer l'édition 88, qu'il dominait pourtant de main de maître, à son équipier Alain Prost, Senna montera 5 fois consécutives sur la plus haute marche du podium de Monaco.

Les trois années suivantes, Senna sera intouchable en Principauté. En 1992, la victoire aurait dû revenir à la Williams de Nigel Mansell, mais l'Anglais est, comme en 87, victime de sa mécanique. Un écrou mal serré l'oblige à repasser par la voie des stands. Ayrton Senna, alors deuxième, en profite et remporte une nouvelle fois "son" Grand Prix avec seulement 2 dixièmes d'avance sur le sympathique moustachu. Le triple champion du monde s'imposera une dernière fois lors de l'édition 1993.

Un record qu'il ne détient pas...
Le Brésilien ne reviendra jamais à Monaco. Son décès lors du Grand Prix d'Imola en 1994 laissera un grand vide dans le paddock. C'est cette année-là que Michael Schumacher s'impose pour la première fois dans le port de Monaco. C'est aussi à cette occasion que le futur septuple champion du monde signe la première pole de sa carrière. L'Allemand récidive l'année suivante. Qualifié 2ème sur la grille, derrière la Williams de Damon Hill, Schumacher profite d'une stratégie à un seul arrêt pour devancer le Britannique en fin d'épreuve.

En 1997, année de son 3ème succès, il est une nouvelle fois devancé par une Williams (celle de Heinz-Harald Frentzen) sur la grille de départ. Mais le lendemain, dans des conditions climatiques difficiles, le pilote Ferrari effectue un festival terminant premier avec plus d'une minute d'avance sur Rubens Barrichello sur Stewart. Le Baron Rouge s'imposera encore à deux reprises, en 99 et 2001. Qualifié, à chaque fois, sur la première ligne derrière une McLaren, il prendra l'avantage au départ avant de terminer premier d'un doublé Ferrari (avec Irvine en 99 et Barrichello en 2001.)

Depuis, le circuit monégasque se cherche un nouveau maître. Alonso s'y est imposé à deux reprises. Coulthard, Montoya, Trulli, Räikkönen, Hamilton, Button et Webber comptent chacun un succès en Principauté. Si le tracé, atypique, de Monaco fait la part belle au talent pur, il est surprenant de constater que des pilotes comme Jim Clark n'ont jamais inscrit leur nom au palmarès de cette épreuve mythique. A contrario certains pilotes ne se sont imposés qu'au pied du célèbre Rocher. C'est le cas, par exemple, d'Olivier Panis en 1996 au volant de sa Ligier. Mais ça c'est une autre histoire.

mercredi 25 mai 2011

F1 2011 - Top/Flop GP d'Espagne

L'Espagne est traditionnellement l'occasion pour les différentes équipes d'apporter tout un tas de nouveautés sur leur monoplace. Qui a confondu vitesse et précipitation? Qui a encore assommé la concurrence? C'est le Top/Flop du Grand Prix d'Espagne!


TOP :

Sebastian Vettel : Après deux Grands Prix hors du TOP, il est logique que le champion du monde fasse son grand retour au terme de cette épreuve espagnole. Qualifié en deuxième position, il se retrouve coincé derrière la Ferrari d'Alonso (auteur d'un départ canon, on y reviendra). Son équipe jouera magnifiquement le coup pour le faire revenir tout devant grâce à un deuxième relais plus court (huit tours seulement) que ses adversaires. Après il a dû composer avec un Lewis Hamilton en grande forme pour conserver son leadership. Nul doute que la configuration du tracé de Barcelone l'a quelque peu aidé et que sur un autre circuit la McLaren aurait prit le meilleur sur la Red Bull, il n'empêche que Vettel a livré sa plus belle course et remporte sa plus belle victoire cette saison. Mais il va y en avoir encore beaucoup d'autres...

Lewis Hamilton : Comme en Chine, le Britannique n'a rien lâché et y a cru jusqu'au bout. Il faut dire qu'avec la pression qu'il a mise sur les épaules de Sebastian Vettel, une erreur n'était pas à exclure de la part du jeune allemand. Malheureusement Hamilton n'est pas parvenu à trouver l'ouverture. Avec les mêmes pneus, il ne pouvait compter que sur le DRS qui s'est montré relativement inefficace sur le circuit de Barcelone qui n'est pas réputé pour offrir un spectacle particulièrement riche. Le champion du monde 2008 se pose de plus en plus comme le plus sérieux rival de Vettel au championnat mais encore tellement loin.

Michael Schumacher : Dans ma chronique de la semaine dernière (cf "Champion en perdition") je concluais en disant que le retour du pilote allemand avait quelque chose de pathétique. Je n'avais toutefois pas manqué de rappeler que l'édition 2010 du Grand Prix d'Espagne avait vu le Kaiser devancer son jeune équipier pour la première fois de la saison. Cette année encore, Schumacher a terminé devant Rosberg en course après un départ tonitruant depuis la 10ème position sur la grille. L'Allemand était sixième après le premier virage et est parvenu à la conserver jusqu'au drapeau à damier. Les mauvaises langues diront que si Rosberg n'avait pas connu des problèmes de DRS il n'aurait fait qu'une bouchée du vieux Schumacher, n'empêche que même sans ça, sa course a été plus convaincante que celle de Turquie.

Nick Heidfeld : Heidfeld a fait une très belle remontée dans ce Grand Prix d'Espagne. Partir bon dernier et terminer huitième, devant Petrov (11ème) qui était pourtant qualifié sixième, c'est plus que bien. Le problème c'est qu'on ne s'en rend compte qu'après coup. Ça n'enlève rien à la belle prestation de Quick Nick qui va sans doute se sentir un peu plus serein maintenant qu'il sait que Kubica ne reviendra lui piquer son volant en court de saison. Il va maintenant falloir éviter les problèmes avant la course pour se qualifier correctement sur la grille. L'équipe Lotus Renault GP vise la victoire à Monaco.

Kamui Kobayashi : Pareil que Heidfeld. Le Japonais a encore frappé fort en remontant du diable vauvert après avoir été contraint de repasser par les stands au terme du premier tour. Le pilote Sauber marque des points pour la quatrième fois consécutive (même cinquième si on compte l'Australie). L'écurie Suisse espère garder son duo de pilotes pour la saison prochaine, mais avec des performances comme celles-là, pas sûr que Kamui ne sera pas courtisé par une équipe plus huppée très rapidement.

FLOP:

Ferrari : Avant son Grand Prix national, Fernando Alonso déclarait que les trois, quatre prochaines courses allaient être très importantes pour la suite de la saison. Après le GP, il peut se faire une raison. Sauf miracle il ne sera pas champion du monde pour la troisième fois en 2011. Non seulement la domination de Red Bull ne lui laisse pas beaucoup d'espoir, mais en plus le rythme de sa Ferrari est mauvais. Le vrai problème lors de ce Grand Prix d'Espagne a été la gestion des nouveaux pneus durs proposés par Pirelli. Si la Ferrari, enfin Alonso, a fait illusion en tendres en jouant les bouchons, ça a été une autre histoire une fois les gommes dures montées sur la voiture rouge. C'est donc la performance d'ensemble de la Scuderia qui lui vaut d'être dans le FLOP cette semaine.

Williams : En qualification, ça semblait aller mieux. En tout cas avec Pastor Maldonado qui se qualifie dans le top 10 pour la première fois de sa jeune carrière en F1. On ne reviendra pas sur la 19ème position de son vieil équipier qui déclare toujours s'amuser même en partant de si loin, tant mieux pour lui. En course, la Williams s'est effondrée et ne ramène aucun point. Il y a un léger mieux, mais ce n’est pas encore suffisant. Webber disait qu'il trouvait triste de voir une écurie aussi prestigieuse que Williams se battre dans le ventre mou du peloton, il a raison, c'est vraiment triste. Ce qui est encore plus triste c'est de chercher des excuses comme le diffuseur soufflé pour essayer de réduire l'écart avec ses adversaires. Mais ce n'est pas très surprenant de la part de Williams qui est coutumière du fait.

mardi 24 mai 2011

Qui peut battre Vettel?

Vettel est sur un petit nuage en ce début de saison
Après cinq courses, le constat est sans appel : quatre victoires, autant de poles position, une deuxième place comme plus mauvais résultat soit 118 points sur 125 possibles. Si Vettel n'avait occupé la tête du classement qu'au terme de la dernière course la saison dernière pour s'emparer du titre au nez et à la barbe de ses adversaires, il risque bien de ne pas la lâcher cette saison. Mais qui peut aller chercher le petit prodige allemand? Pas son équipier apparemment. Mark Webber qui avait mené la vie dure au protégé Red Bull l'an dernier est complètement largué en ce début de saison.

En Australie il est en retrait sans savoir pourquoi, on parle d'un problème sur son châssis, les mécanos de Red Bull démontent sa voiture avant la Malaisie mais sans rien trouver. Pourtant le grand australien semble retrouver des couleurs en se plaçant troisième des qualifications, mais un problème de KERS lui fait perdre des places au départ. Il finira malgré tout quatrième. En Chine, il se loupe en qualification avec les gommes dures et reste bloqué en Q1 avant de remonter comme un boulet de canon et monter sur la dernière marche du podium. On pense alors que Mark Webber vient d'avoir le déclic qui va le relancer dans la lutte pour le titre mondial. En Turquie il se qualifie en première ligne aux côtés de l'intouchable roi Vettel. En course il offre le premier doublé de la saison à Red Bull non sans avoir bataillé ferme avec Fernando Alonso. Certes Vettel est encore devant, mais on se met à espérer que le duel fratricide de 2010 entre les deux locataires de l'équipe autrichienne va avoir droit à un remake d'autant que la prochaine manche se déroule en Espagne où Webber s'était imposé il y a un an. Le résultat des qualifications laisse l'espoir de voir ces deux là se battre comme des chiffonniers. On en sera pour nos frais. Webber se loupe au départ et se retrouve quatrième après le premier virage.C'est d'ailleurs à cette position qu'il termine l'épreuve, encore 13 points de perdus...

Auteur d'un départ tonitruant, c'est Fernando Alonso, sans doute galvanisé par ses supporters amassés aux abords du circuit, qui occupe la tête du Grand Prix. Mais la Ferrari n'est pas encore capable de jouer dans la même cour que la RB7 dessinée par Adrian Newey. Si le rythme de la 150° Italia est toujours meilleur en course qu'en qualification, la gestion des gommes dures proposées par Pirelli pour ce cinquième Grand Prix aura posé un vrai problème à la Scuderia. Il va falloir comprendre rapidement pourquoi la monoplace de Maranello était moins performante qu'en Turquie où elle semblait avoir retrouvé un peu de couleurs. Alonso l'avouait lui-même avant cette course, les quatre prochains Grands Prix vont être importants dans l'optique du championnat. Après quoi il sera sans doute illusoire d'espérer priver Vettel du titre mondial.

Et si celui qui pouvait mettre des battons dans les roues de la Red Bull numéro 1 était Lewis Hamilton? Le pilote McLaren a montré une hargne et une volonté de gagner remarquable en Espagne. Il aurait même pu prétendre à la victoire sans cette stupide chicane qui donne l'avantage à la voiture devant à la ré-accélération. Avant l'ouverture du championnat, beaucoup d'observateurs parlaient du pilotage coulé de Jenson Button qui pourrait être un atout compte tenu de l'usure rapide des pneumatiques Pirelli. Sauf qu'après cinq courses, il semble que la Formule Un se soit transformée en une succession de courses sprint dans lesquelles il faut savoir attaquer au bon moment, ce que Button n'est pas forcément capable de faire. Là où Hamilton est un vrai fighter, le champion 2009 est plus attentiste.

L'écart entre Hamilton (77 points) et Vettel (118) est conséquent et ne fondra pas comme neige au soleil en un jour mais sur la piste il aura été le plus dur adversaire pour le nouvel ogre allemand.

Le prochain Grand Prix aura lieu à Monaco la semaine prochaine. On sait qu'il peut toujours se passer quelque chose sur le tracé monégasque ou le talent du pilote peut pallier certaines lacunes de sa monoplace. Quoi qu'il en soit, ce qui est certain, c'est que celui qui voudra battre Vettel va devoir se retrousser les manches d'autant que contrairement à l'année dernière, l'équipe autrichienne semble épargnée par les problèmes de fiabilité, même si son système KERS n'est pas encore totalement maitrisé.

samedi 21 mai 2011

F1 2011 - Espagne - Qualifications en live

TF1 ayant décidé de ne plus diffuser la séance de qualifications, Fan-F1.com et ses partenaires vous proposent de vivre en direct, à partir de 14h00, la cinquième séance de qualification de la saison, à Barcelone pour le Grand Prix d'Espagne 2011.

Vous y retrouverez les commentaires de la rédaction et pourrez même interagir avec quelques un de nos rédacteurs en leur posant vos questions auxquelles ils essayeront de répondre mais aussi en partageant vos propres réactions.

N'hésitez pas à nous rejoindre et à poser vos questions en direct. Ce live sera interactif et proposera même des sondages afin d'établir votre position sur les sujets en question.

L'équipe de Fan-F1 sera sur le pied de guerre à partir de 14h (heure française) pour vous faire vivre, au mieux, cette séance qualificative.

mardi 17 mai 2011

Champion en perdition!

Champion cherche second souffle
L'intersaison 2009-2010 avait été marquée par l'annonce du retour à la compétition de Michael Schumacher. Le septuple champion du monde, retiré des Grands Prix depuis la fin de la saison 2006, avait bien failli reprendre du service pour pallier à l'absence de Felipe Massa gravement accidenté en Hongrie. Mais une chute à moto l'avait laissé avec une épaule fragile et l'avait contraint à renoncer, non sans avoir fait, préalablement, un galop d'essais au volant d'une monoplace de GP2 et d'une Ferrari de 2007.

Ce retour en F1, au sein de l'écurie Mercedes GP, façon de boucler la boucle pour le pilote allemand, avait réjouit les fans du Kaiser et de manière générale, tous les fans de F1, impatients de voir le vieux en découdre avec les jeunes loups que sont Vettel, Hamilton, Rosberg et consort. Rosberg, en voilà un qui, malgré un discours teinté d'un optimisme de circonstance, ne devait pas sauter de joie en apprenant la titularisation de son illustre compatriote. Il faut dire que Schumacher n'a jamais fait dans la dentelle avec ses équipiers, souvent relégués au second plan.

L'attente était énorme, peut-être trop. Le début de saison 2010 n'est clairement pas, c'est un euphémisme, à la hauteur. A sa décharge la Mercedes GP est loin d'être une flèche et a été développée pour Jenson Button, avant que celui-ci ne décide d'aller voir si l'herbe n'était pas plus verte chez McLaren et de se frotter à Lewis Hamilton. Là où Schumacher déçoit, Rosberg confirme tout le bien qu'on pense de lui en tirant le maximum matériel mis à sa disposition. Le bilan en fin de saison n'est pas brillant pour celui qui il n'y a pas si longtemps dominait outrageusement la discipline au volant de sa Ferrari. Néanmoins, la fin de saison laisse espérer un mieux avec des résultats en hausse. Pour la deuxième année de son retour, Schumacher n'a plus d'excuses.

Après quatre Grands Prix, le bilan 2011 est tout aussi mauvais que celui de 2010. Avec six points contre vingt à son équipier (l'année dernière à même époque Rosberg comptait 50 points et Schumacher seulement 10), le constat est sans appel. Schumacher subit la loi de Nico Rosberg et ne semble plus être que l'ombre de lui-même. Relégué à plus d'une seconde en qualification sur le circuit d'Istanbul Park, lui-même ne cherchait d'ailleurs plus d'excuses pour justifier ses contre-performances. «Je suis responsable du résultat,» admet-il au terme de la manche turque. La prochaine étape du calendrier amènera les pilotes et les équipes à Barcelone pour la cinquième manche du championnat. C'est là que Schumacher avait semblé sortir la tête hors de l'eau la saison dernière en devançant, pour la première fois, Nico Rosberg en qualification et en course. Est-ce que ce sera encore le cas cette saison? Schumacher est-il capable de retrouver ce petit plus qui semble lui faire cruellement défaut depuis son retour?

Et si le problème était tout simplement que le pilote Mercedes GP ne prenait plus de plaisir? C'est ce que suggère David Coulthard au micro de la BBC. «Je ne pense pas que l'on peut dire que Michael est hors du coup. Il a beaucoup de talent mais il doit se remettre en question. Je crois que son principal problème est qu’il ne prend plus de plaisir. Pour être honnête, c’est ce que j’ai ressenti au début de la saison 2008,» explique l'ancien pilote Red Bull. C'est également ce qu'a ressenti Damon Hill durant la saison 99 chez Jordan. Le champion du monde 96 avait quitté la Formule 1 à la fin de la saison.

Est-ce que cette saison 2011 sera la dernière de Schumacher en F1? Si ses performances ne s'améliorent pas rapidement, ce n'est pas impossible. Pour Johnny Herbert, ancien équipier de l'Allemand chez Benetton, il ne fait aucun doute que Schumacher ne sera plus sur les grilles de départ en 2012. «Le fait est simple : il n’est plus le meilleur pilote. Schumacher n’a pas perdu ses capacités, c’est juste que la nouvelle génération est meilleure que lui. Le niveau requis pour gagner en Formule Un a augmenté et il n’est plus dans ce standard. Son rêve était de gagner à nouveau et de faire de Mercedes des vainqueurs, mais cela ne c’est pas passé de cette façon et je serais surpris s’il décidait de continuer,» explique Herbert dans une chronique pour le journal The Nation.

Il n'est pas non plus exclu qu'il soit mis à pied avant le terme du présent championnat, Paul di Resta, protégé de Mercedes, fait bonne impression chez Force India et pourrait se voir offrir le baquet du septuple champion du monde en cours de saison. De même Nico Hulkenberg pourrait être appelé pour épauler Nico Rosberg. Face à cette pluie de critiques et de rumeurs, Norbert Haug, vice président de Mercedes-Benz Motorsport, a immédiatement réagit en répétant, une nouvelle fois, que l'écurie soutenait à 100% son pilote. «Quand le succès n'est pas au rendez-vous, alors les critiques arrivent, c'est la vie. Lorsqu'un septuple champion du monde comme Michael Schumacher n’obtient pas de succès, il s’en suit une pluie de critiques. Je comprends pourquoi : les gens attendent les meilleurs résultats de la part de Michael et Mercedes, ce qui est clairement notre objectif,» déclare Haug au site Autosport.

La question qui se pose alors est "Pourquoi?" Pourquoi être revenu, alors qu'il n'avait plus rien à prouver? L'ennui peut-être. La fin de sa deuxième carrière risque de ne pas être digne du champion qu'il a été alors que sa sortie au Brésil en 2006 m'avait comblé et ce même s'il aurait mérité de terminer sur le podium après avoir signé une course marquée du sceau de la volonté et de la rage de vaincre. Je n'ai jamais été un grand fan de Michael Schumacher, même si j'ai conscience d'avoir eu la chance de voir rouler l'un des plus grands champions de l'histoire, il n'empêche que je trouve que ce retour a quelque chose de pathétique.

PS: Je vous invite à aller lire la "Lettre à Michael" publiée par Lionel Froissart sur son blog.

dimanche 15 mai 2011

Il y a 25 ans...Elio de Angelis

Dans ma chronique consacrée à la mort d'Ayrton Senna et de Roland Ratzenberger (cf: "Un bien triste week-end"), j'évoquais l'accident de Gilles Villeneuve expliquant que depuis la disparition du Canadien, la F1 n'avait plus été endeuillée. J'avais à moitié raison. Si Villeneuve était bien le dernier pilote décédé lors d'un week-end de Grand Prix, j'ai omis la disparition d'un autre pilote : Elio de Angelis.

Après avoir fait ses classes en karting et en Formule 3 de 72 à 78, Elio de Angelis rejoint le club fermé de la Formule Un en 1979 au sein de l'écurie Shadow. Il n'a alors que 20 ans. Malgré une monoplace peu compétitive, l'Italien parvient tout de même à réaliser de belles performances. Il termine à la porte des points lors du Grand Prix d'Argentine, premier rendez-vous de la saison. Idem deux courses plus tard à l'occasion de la manche disputée sur le circuit de Long Beach. Mais c'est en fin de saison sur le tracé de Watkins Glen que de Angelis signe son plus beau résultat. Dans des conditions de piste changeantes, le pilote Shadow choisit le bon moment pour passer les pneus slicks et s'empare de la quatrième position derrière Villeneuve (vainqueur de l'épreuve), Arnoux et Pironi.

Ses bonnes performances attirent l'attention de Colin Chapman qui lui offre un volant chez Lotus pour la saison suivante. Sentant que la situation de l'écurie Shadow n'est pas bonne, de Angelis accepte l'offre de Lotus, il y restera six ans. C'est avec cette équipe qu'il signera ses deux succès dans la discipline. Le premier en Autriche sur le circuit de Zeltweg (dont la réouverture a lieu ce week-end) avec seulement cinq centièmes d'avance sur Keke Rosberg. Elio de Angelis remporte une deuxième victoire en 1985 à Imola. C'est cette année-là qu'un certain Ayrton Senna arrive chez Lotus. Les performances du jeune brésilien éclipsent celles de de Angelis qui décide de rejoindre Brabham la saison suivante.

Le début de campagne de l'écurie n'est pas bon. Après quatre courses, le meilleur résultat d'Elio de Angelis est une huitième position obtenue au Brésil théâtre de la manche inaugurale du championnat. La monoplace dessinée par Gordon Murray est un échec. Les pilotes se plaignent d'un poids trop important, particulièrement pénalisant sur les tracés sinueux de plus en plus présents au calendrier du championnat du monde. Consciente qu'il y a un problème, l'équipe décide de se rendre au Castelet entre le Grand Prix de Monaco et celui de Belgique.

Pour ces essais, Brabham apporte dans ses cartons un nouvel aileron arrière extra large. C'est cet aileron qui sera la cause de l'accident mortel d'Elio de Angelis. L'appendice aérodynamique rompt alors que le pilote romain entre dans les "esses" de la Verrerie. La BT55 se dérobe et va percuter les rails de sécurité à plus de 180 km/h. De Angelis est coincé dans le cockpit de sa Brabham et ne peut s'extirper de sa monoplace alors qu'un incendie se déclare. Au bout de 10 minutes, les secours parviennent à sortir l'Italien de sa voiture. Il faudra encore attendre 30 minutes avant qu'un hélicoptère n'arrive pour conduire le pilote à l'hôpital de Marseille. Elio de Angelis succombera suite aux inhalations de fumée, il avait 28 ans.

 
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